Reportage sur les conditions de vie dans la province de Khenifra

Traduction pour les non arabophones

Date: 2008

Reportage réalisé par: 2Mtv – Maroc

Lieu: Zone OUSSAADA – Tribu Ait Boumzil – Province de Khénifra (80 km à l’Est de Khénifra)

Au sein de la Tribu d’Ait Boumzil (Tribu Amazigh du Moyen Atlas), la famille de Monsieur Rahhou KHAYRI, est un exemple de familles Amazigh qui vivent en similitude avec la nature. Des questions se posent toujours, elles font parties de la vie.

Le reportage nous montre comment se déroule la vie quotidienne chez les habitants.

Les familles Amazighs habitent dans des huttes en bois de cèdre et de chêne vert, couvertes de plastiques. Les femmes se réveillent à l’aube, elles préparent les repas, filent la laine et tissent le textile. Pour ces familles, le temps n’a aucun sens.

Les familles essayent toujours d’adapter la nature rude. La meule du temps tourne depuis l’éternité, elle fragmente le temps en le transformant à des moments simples qui n’ont aucune valeur.

Monsieur Rahhou:”Nous n’avons pas abandonné la terre de nos ancêtres, malgré le manque des infrastructures nécessaires, je m’arme toujours de l’espoir, je rêve d’un futur proche qui nous apportera des projets générateurs de revenus pour améliorer les conditions de notre vie quotidienne“.

Rahhou est parti d’une équation ses éléments sont, la terre, l’Homme et le temps, dans une zone sans électricité, sans eau potable et sans route goudronnée.

L’enfance est un autre chapitre de l’histoire des familles. Les enfants ont leurs rêves simples et d’autres lointains.

Dans un coin de la mosquée, se trouve une salle de classe où les enfants reçoivent leur part de l’éducation.

Monsieur Nour-Eddine CHEMSI, instituteur à L’école d’OUSSAADA (Tribu Ait Boumzil):”Les écoliers passent une moitié de la journée à l’école, l’autre moitié se passe au travail pour aider leurs familles dans divers services (garde des moutons, apport de l’eau, etc.) ce qui provoque aux enfants le décalage de ne pas assister régulièrement à l’école“.

 Monsieur Rahhou espère qu’un de ses enfants soit un jour responsable qui ouvrira la voie, qui sait?